Pourquoi commencer par celui-ci ? Tout simplement car j'en suis l'un des heureux acquéreurs, et que je pourrais donc parler en connaissance de cause de la bête.
Le Nokia N800 se définit comme une tablette internet tournant sous Debian GNU/Linux. Je parle bien de tablette internet, et non d'un PDA ; en effet par défaut, pas de fonctionnalités PDA dans le N800 ! Par contre, celle-ci reposant sur Debian, via les « catalogues » (de simples dépots, en réalité) disponibles sur maemo.org on peut trouver toutes sortes de paquets .deb pour y ajouter ces fonctions.
Outre son écran tactile d'une très bonne définition (800x600) avec une taille pour le moins agréable en la matière (voir les références matérielles sur Wikipedia), celle-ci est globalement une réussite.
Elle tourne sur Maemo, un système destiné à l'embarqué sponsorisé par Nokia.
On y retrouve un navigateur Internet, basé sur le fameux navigateur de Mozilla (bien que le vrai Firefox, voire Opera-Mini soit aussi disponibles) très rapide pour les caractéristiques techniques de la Nokia N800 (processeur 330MHz et 128Mo de RAM), un peu normal puisque celle-ci est une tablette internet...
Un client de mail est aussi embarqué, gérant tous les protocoles usuels de messagerie (POP, IMAP ...). Pour rester dans la partie e-mailing, sachez que la tablette est totalement compatible avec l'interface web 2.0 de GMail par exemple, un menu signet Google regroupant Maps, Vidéo et Mail est même disponible par défaut dans l'interface Maemo).
La partie que j'ai trouvé la plus intéressante, sans parler du surf web, c'est la partie Communication.
La tablette peut utiliser, au choix, votre réseau wifi (WEP/WPA/WPA2 etc ...), ou alors se lier à votre téléphone portable par Bluetooth afin de profiter de votre hypothétique forfait data.
Une fois relié, le N800 embarque par défaut un client permettant l'accès à Google Talk (avec le support de Jingle (!)) et à Jabber.
A propos de jingle, sachez qu'une caméra de très bonne définition pour sa petite taille, est intégrée sur la tablette, en la dépliant (une simple pression), la tablette lance le logiciel de visioconférence (une liste de contact Google Talk/Jabber).
On peut rajouter par la suite, si on le souhaite, via les catalogues, Pidgin, XChat, irssi, même Skype (une version spécialement pour l'embarqué). Mais attention à l'entrave de liberté. (Troll ? Pas du tout ...).
Au niveau suppléments intéressants, un Xterm donnant l'accès root au système Debian de la tablette, Open-SSH client ET SERVEUR (!!), un VNC Viewer, un GPS via Maemo Mapper ... Trop de choses pour les inscrire tous ici.
Un lot d'applets est disponible par défaut (météo, radio streaming, rss reader ...). D'ailleurs, la partie multimédia (tant au niveau matos que software) est vraiment pas mal, surtout quand on sait qu'une application merveilleuse (Canola) gère tout ça parfaitement outre la gestion intégrée par défaut à Maemo.
Je dirais que le premier inconvénient de la tablette se situe au niveau du Flash, qui peine si l'on n'attend pas le chargement complet d'une vidéo sur Youtube par exemple.
Le second défaut, serait l'autonomie, mais dans mon cas pas vraiment : 12 jours en veille, 3 heures en usage : avec les paramètres comme le rétroéclairage à 100%. J'atteins personnellement jusqu'à 6/7h d'usage en réduisant le son et le rétroéclairage à 30%.

Et lui alors, pourquoi l'aborder en second ? Tout simplement car c'était avec lui que j'hésitais pour l'achat de mon N800 ;)
Pour la petite histoire, en tant que geek avoué et certifié, je cherchais avant tout le gadget ; au final, je me suis aperçu qu'un téléphone portable, j'en avais déjà un, qui marche ; pourquoi changer ?
Le Neo 1973 fonctionne sous GNU/Linux grâce au fameux OpenMoko dont nous entendons souvent parler. Tout comme Maemo vu précédemment, OpenMoko est un projet tiré d'un autre projet père, GNOME Mobile & Embeded.
Interface très eye-candy, écran tactile pour composer et autres joies, c'est un choix à privilégier à la place de l'affreux iPhone d'Apple.
Au niveau des inconvénients, notons que le prix est un peu élevé pour le moment, et il ne s'agit que de la version pour développeur (300$ USD).
Notons aussi que nous bénéficions d'assez peu d'informations, à part celles qui traînent des heureux testeurs, puisque le Neo1973 n'est toujours pas publiquement sorti.
Un dernier fait : Qtopia, la plateforme pour téléphone de Trolltech utilisant Qt est, semblerait-il, d'ores et déjà compatible avec le Neo 1973. Un autre pour la route, Rasterman, le créateur d'E16/E17, serait en train de porter E17 sur l'OpenMoko. Il est d'ailleurs spécialement employé pour cette tâche, un bel avenir en perspective pour le système OpenMoko est donc tracé ...

Court passage sur le Green Phone, dont Trolltech a abandonné sa commercialisation (ou interrompue, apparemment). Dommage, car c'était l'un des rares téléphones portables à devoir tourner sous Qtopia.

  • Android : La plateforme mobile de Google

Comme à son habitude, Google contre, et il le fait plutôt bien.
En effet, Google vient tout juste (il y a environs 2 ou 3 semaines) de sortir Android, un système libre pour les téléphones libres. Android repose sur GNU/Linux, il est opensource (licence Apache), et un SDK est facilement disponible incluant un émulateur qui se lance sans aucune compilation (comparé à ses congénères).
Au niveau pratique, celui-ci devrait, bien évidemment, intégrer toutes les applications maisons de Google (GMail, Google Maps, Google RSS Reader ...).
Je ne peux que vous conseiller de l'essayer par vous-même, sous votre distribution GNU/Linux : il suffit de récupérer cette archive, de la décompresser, et de rentrer (via la commande cd) dans le répertoire ainsi obtenu, puis dans le sous répertoire tools. Lancez emulator (via ./emulator).
Que dire ? Eh bien nous verrons mi-2008, où ils estiment que les premiers téléphones Android débarqueront.

Évidemment, après le marché croissant des serveurs, Canonical ne pouvait fuir cette éventualité ;)
Le système d’exploitation Ubuntu va être décliné dans une version mobile.
Baptisée “Ubuntu Mobile and Embedded”, elle sera développée en partenariat avec Intel. Le fondeur américain est en effet le promoteur d’un nouveau type d’équipements auxquels est destiné le futur OS mobile.

Il ne s’agit pas de téléphones mobiles ou de PDA communicants, mais de “Mobile Internet Devices” ou plus simplement MID (sorte de Tablette Internet évoluée). Présenté par Intel le MID est un PC portable ultra-mobile dédié à la consultation web en mode nomade, notamment via un réseau Wi-Fi. Le fondeur, qui en fait la promotion auprès des fabricants, compte sur un lancement commercial au début de 2008.

Et étrangement le Nokia N800 en est le plus proche représentant actuel.
Toutefois, tout comme le N800, le MID ne disposera pas forcément de fonctions de téléphonie.

Conclusion : Comme nous avons pu le voir, le monde du logiciel libre est près pour une nouvelle aventure, et même une nouvelle bataille dans un monde industriel où la liberté n'avait pas encore percée ;)

Attention : Cet article n'a aucun but publicitaire, il traite simplement des actuelles possibilités.